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Les mots-clés du traducteur freelance

Les mots-clés du traducteur freelance

PYJAMA : sonnez chez un traducteur à 10 heures du matin, à 13 heures ou à 18 heures. Vous verrez que sa tenue habituelle de travail n’est autre que le pyjama.  Les plus coquets seront habillés avec des modèles à petits froufrous pour fuir le look trop décontracté, même pour travailler chez soi. Mais pourquoi mettre des jeans slim si on peut porter un beau pyjama bien doux et confortable pour se tortiller sur sa chaise ?

 

STRESS : un traducteur freelance est TOUJOURS stressé. S’il a trop de boulot, il stresse. S’il n’en a pas, il stresse aussi. C’est comme ça.

 

POST-IT : il y en a partout. Les messages sont très variés : « acheter les croquettes pour le chat », « préparer les factures avant vendredi », « prendre rendez-vous chez le dentiste ». Notre cerveau est tellement monopolisé par la traduction qu’il n’y a pas de place pour autre chose. Attention au court-circuit.

 

COCA-COLA, CAFÉ, THÉ : Il faut rester bien réveillé, même lorsqu’on traduit la notice d’un fer à repasser à minuit.

 

TÉLÉPHONE PORTABLE : il ne nous quitte jamais, vraiment et littéralement JAMAIS. Un client peut téléphoner ou envoyer un email à n’importe quel moment. Et il ne faut surtout pas le rater.

 

MESSAGES D’AUTO-MOTIVATION : « Je reste zen », « profitons des petits instants précieux que nous offre la vie », « tu peux le faire »… Il faut quand même se convaincre soi-même qu’on peut voir la lumière à la sortie du tunnel.

 

NON : « non, je ne peux pas te voir cet après-midi, on vient de m’envoyer  5 000 mots à traduire pour demain 8 heures », « non, je suis désolée, je ne peux pas faire les courses chéri. Vas-y toi après le boulot, je suis bloquée à la maison, traduction urgente s’impose », « non, je ne peux finalement pas partir en week-end… ». 

 

OUI : ce mot me fait aussi un peu peur… « Barbara, peux-tu traduire, s’il te plaît, je t’en supplie, 20 000 mots d’ici 3 jours ? ». Et bien sûr, Barbara dit oui. Au secours ! Dormir, manger, se faire un petit plateau-télé… Tout disparaît soudainement. Place au boulot. Non-stop.

 

LIBERTÉ : on a beau se plaindre, le fait d’être traducteur freelance c’est aussi un synonyme de liberté. Pas d’horaires fixes à remplir. Pas de collègues de travail à supporter. Pas de chef. Juste soi-même, pour le meilleur et pour le pire, mais libre.

 

NOTRE SYSTÈME DE MESURE : il s’agit du nombre de mots à traduire, il n’y a pas de doute. Quand on dit à son compagnon ou à un ami à 14 heures, par exemple : « je suis trop stressée, je dois traduire 5000 mots pour demain matin », personne n’a conscience de l’envergure de ces mots… C’est du chinois pour les autres. « Ça fait combien de pages ? », me demande-t-on souvent. Et ça m’exaspère…  À chaque fois, il faut expliquer que le nombre de pages n’est pas une référence, que ça dépend de la mise en page… Mesdames et messieurs, les traducteurs parlent constamment de centaines ou de milliers de mots. Pas de pages !

 

LE RÉVEIL : « il est vraiment trop tard. Je vais me coucher, je dors un peu, je me repose, j’oublie un peu le texte, et demain matin je mets mon réveil à 5 heures pour tout réviser afin d’assurer une livraison avant 8 heures ». Quelquefois nous sommes trop fatigués pour continuer. Une pause dodo et nous sommes prêts à réviser ce fichu texte comme il faut.

 

Mes chers collègues, pas de souci, c’est bientôt les vacances !

 

Barbara Figueroa Savidan

 

 

Written by editor