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Le bilinguisme, c’est bon pour la santé

Le bilinguisme, c’est bon pour la santé

Vous en avez sans doute déjà entendu parler, mais les données scientifiques sont surprenantes et confirment que le fait d’être bilingue représente vraiment un atout pour notre santé. Une bonne nouvelle notamment pour les traducteurs…

D’après la spécialiste mondiale du plurilinguisme, la psychologue Ellen Bialystok de l’Université de York au Canada, qui a publié sept ouvrages et une centaine d’articles scientifiques sur ce sujet, le bilinguisme modifie la façon dont fonctionne le cerveau. Mais n’ayez pas peur… Rien de grave, bien au contraire. « Les bilingues doivent en permanence arbitrer entre deux langues et cet usage constant d’un double circuit renforce le système de ‘contrôle exécutif’ du cerveau”, souligne Bialystok

 Cette particularité permet aux personnes bilingues de mieux réussir certaines tâches : il paraît que nous sommes plus créatifs, que nous nous débrouillons mieux pour résoudre des conflits, pour faire plusieurs choses en même temps, pour passer rapidement d’un ordre à un autre, etc.

 Nous pouvons donc crier haut et fort, d’après les affirmations d’Ellen Bialystok, que le cerveau des bilingues fonctionne mieux que celui des monolingues.

 Mais ce n’est pas tout. Le bilinguisme protégerait également contre la maladie d’Alzheimer. « Pour un même stade d’avancement de la maladie, les bilingues réussissent à mieux combattre les symptômes que les monolingues. En moyenne, ils font état des symptômes de la maladie cinq ans plus tard que les monolingues. La meilleure utilisation de leur système de contrôle exécutif cérébral leur permet de résister davantage », souligne Bialystok.

 Il est vrai que certaines personnes ont du mal à comprendre ce que représente être 100% bilingue et, en particulier, être traducteur à plein temps. L’exercice auquel nos neurones sont soumises est parfois épuisant et, en fin de journée, il n’est pas étonnant que nous ayons des problèmes pour formuler des phrases cohérentes et que nous mélangions les deux dictionnaires. C’est une sensation proche à celle d’un court-circuit !

 Une telle gymnastique mentale devait forcément être récompensée.

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor