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SURMENAGE

SURMENAGE

Surmenage : ensemble des troubles consécutifs à une activité physique ou intellectuelle exercée au-delà du seuil de la fatigue.

La suractivité permanente est délétère pour l’organisme, même si elle est souvent valorisée. Les premiers indices de non-récupération doivent inciter à lever le pied avant la sortie de route. La théorie est claire, mais dans la pratique, pas autant. On croit pouvoir aller encore un peu plus loin, assumer un peu plus de travail… J’en suis capable, on se dit à soi-même.

Surmenés, nous le sommes presque tous, inévitablement, par moments : il suffit que tout s’accumule (professionnellement et/ou personnellement) pour que la suractivité s’installe dans notre quotidien. Le danger apparaît quand la situation s’éternise, car le surmenage peut devenir, chez certains, un véritable mode de vie.

Aujourd’hui, être débordé est fréquemment perçu comme un signe positif de réussite, voire d’accomplissement, et de performance. Pourtant, le risque de rupture est réel : se surmener, c’est appuyer sur la pédale de l’accélérateur de notre organisme. Avec, à la clé, un possible dérapage qui peut coûter cher.

Donc, je me suis décidée à ralentir. RA-LEN-TIR.

Ce n’est pas simple. Lorsque l’on travaille à son compte, sans salaire fixe à la fin du mois, on a toujours peur de dire « NON » à un client. J’ai du mal à dire « Désolée, je ne suis pas disponible pour ce projet ». Alors, même si je suis déjà débordée, je sacrifie mes heures de sommeil ou de repos pour travailler.

Il y a toujours des périodes plus stressantes, mais le problème, comme je l’ai dit, c’est quand cela devient un mode de vie. Et je crois que j’en suis à ce stade et là, c’est dangereux.

Dans mon cas, ce sont les migraines. Elles viennent me visiter deux ou trois fois par semaine et cela devient inquiétant. La douleur est tellement intense, que je dois me coucher dans le noir. Mon corps me prévient…

Alors, je vais l’écouter et lever le pied de l’accélérateur. Cette envie d’être une superwoman n’est pas incompatible avec le repos de temps en temps, n’est-ce pas ?

À bientôt,

Barbara Figueroa-Savidan

 

 

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