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Recyclage : le parcours du combattant

Recyclage : le parcours du combattant

La France a pour objectif de recycler 100% de ses plastiques d’ici à 2025. C’est en tout cas la promesse faite devant l’Assemblée nationale, en juillet 2017, par le Premier ministre Édouard Philippe. “Nous diviserons par deux les déchets mis en décharge et recyclerons 100 % des plastiques sur tout le territoire d’ici à 2025″, avait-il assuré. Mais cette annonce ne semble pas si facile.

PlasticsEurope réalise une fois tous les deux ans une étude sur le recyclage. Le 11 janvier 2018, l’association publiait un rapport qui va nous faire rougir : la France était à la traîne en la matière. Ainsi, le pays se retrouve en dernière position avant la Finlande avec un pourcentage de recyclage de 22,2 %. Un bien mauvais score lorsque l’on sait que la moyenne européenne se situe autour des 31%. Le trio de tête est constitué de la Norvège (43,4%), de la Suède (40,6%) et de l’Allemagne (37,7%).

Je me demande pourquoi certains pays sont plus partants pour le recyclage que d’autres.

Il s’agit en partie d’une question de mentalité, c’est vrai, mais je suis sûre qu’il existe d’autres facteurs.

Par exemple, dans certains pays européens, l’accès au recyclage est beaucoup plus simple. Des containers sont fournis aux immeubles pour faire le tri des déchets, le nombre de containers est nettement supérieur, les campagnes publiques sont plus convaincantes, je ne sais pas vraiment, mais je suis certaine que ça en fait pour quelque chose.

Je vais vous parler de mon cas. J’habite au cœur du vieux quartier d’une ville moyenne espagnole, environ 120 000 habitants. Et bien, je dois marcher 1,5 km pour atteindre les containers de recyclage les plus proches. Pour nous, ce n’est pas si compliqué, après tout, parce que ces derniers se trouvent juste de l’autre côté de la rue de l’école de ma fille. Mais pendant les vacances, on en bave, je vous assure. D’autant plus qu’en Espagne, les marques alimentaires se soucient bien peu de l’accumulation de plastique et multiplient les emballages dans les emballages dans les emballages, donc, notre production de plastique est pharaonique (un sachet pour chaque madeleine qui, à leur tour, sont emballées dans une autre poche plastique). Sans parler des problèmes logistiques pour abriter 3 poubelles différents dans une cuisine minuscule. Mais ça, c’est un autre sujet.

Alors, il faut vraiment être TRÈS impliqué dans la protection de l’environnement pour aller recycler.

Imaginez un peu le numéro dans la rue avec le cartable de 200 kg de ma fille sur une épaule et un sac à chaque main qui déborde de tout type d’emballages, plus les grandes bouteilles d’eau qui sont retenues par mon riquiqui. Un sketch total.

Mais oui, malgré tout, nous recyclons et nous allons réussir à faire monter les statistiques. Il paraît que la France est loin du but marqué, mais ne parlons pas de l’Espagne, alors il ne faut pas baisser les bras !

À bientôt,

Barbara Figueroa-Savidan

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