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Être aimable, ce n’est pas sorcier…

Être aimable, ce n’est pas sorcier…

Et bien cependant, l’amabilité ne court pas les rues.

Cette semaine, j’ai eu ma dose d’impolitesse.

Mon compagnon et moi sommes au restaurant et commandons notre repas, avec un sourire, en plaçant un « s’il-vous-plaît » en fin de phrase. En retour, nous trouvons face à nous une serveuse faisant grise mine, glaciale et extrêmement antipathique. Je comprends que cette femme vient peut-être de recevoir une mauvaise nouvelle, qu’elle est fâchée avec son supérieur qui l’exploite ou quoi que ce soit. Mais ce n’est pas mon problème. Et je l’affirme sans détours. J’ai moi aussi travaillé face au public et je sais que ce n’est pas toujours facile. J’ai eu de mauvais jours, de gros soucis, mais j’ai toujours gardé le sourire parce qu’il faisait partie de mon travail. Quand on travaille avec des clients, il ne faut surtout pas payer nos problèmes avec eux. Ils n’en sont pour rien. Sans compter que le fait d’être polis peut énormément nous réconforter, en particulier quand on reçoit la même chose de la part du client. Bref. Cette femme nous a quasiment balancé les assiettes en pleine figure, comme si nous étions ses pires ennemis, alors que nous avons à tout moment montré le meilleur de nous-mêmes. Ces choses-là me mettent hors de moi, mais j’ai gardé mon calme et ma politesse.

Changement de décor. Je suis dans l’autobus en pleine heure de pointe. Je suis debout dans un coin, concentrée sur ce qui se passe de l’autre côté des vitres. J’aime bien voir défiler la ville pendant que j’écoute ma musique. C’est alors qu’un cas de figure habituel se présente : une femme assez âgée monte dans le bus mais il n’y a évidemment pas de places vides. Je m’attendais à ce que quelqu’un cède immédiatement son siège à cette dame… Mais non. Comme par miracle, tout le monde se met à regarder son mobile, par la fenêtre, par terre… C’est joli. J’étais sidérée.

Je pourrais continuer pendant des heures, mais je voulais aussi parler d’une autre situation assez triste. L’autre jour je me suis fait « gronder » parce que dans la queue de caisse au supermarché, j’ai laissé passer devant moi une dame qui n’avait que deux articles, alors que mon chariot était plein à craquer. Tout le monde m’a sauté dessus et les trois ou quatre personnes qui se trouvaient derrière moi n’ont pas du tout partagé mon geste. Encore une surprise, une mauvaise surprise.

Être aimable ce n’est vraiment pas sorcier… Si chacun y met du sien, on serait tous un peu plus heureux. Alors, au travail !

À bientôt,

Barbara Figueroa Savidan

 

Written by editor