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Valises

Valises

Combien de valises voyagent en ce moment à travers le monde ?

Et la vôtre, vous l’avez déjà défaite (les vacances sont finies, malheur…) ou vous êtes sur le point de la préparer (bon signe) ?

J’adore les valises. Elles symbolisent pour moi le départ vers une belle destination. Maison de famille ou nouvelles découvertes lointaines. Mais je devrais peut-être dire que j’aime les valises une fois qu’elles sont bouclées, parce que le processus de préparation est une petite torture pour moi. J’imagine que vous me comprenez…

Première étape : avant de la préparer, je dois d’abord la vider parce que je l’utilise pour mon rangement, faute de place. J’y trouve quelques manteaux, des affaires que je ne sais pas où ranger, des jouets de ma fille… C’est assez varié. Voilà, alors une fois que ma valise est prête à être remplie, c’est le dilemme qui commence. Il faut faire le tri, une sélection très soignée des affaires à emporter. Je ne peux pas tout emporter, alors je commence à tourner en rond et à réfléchir sur quelles sont mes priorités. Ça je prends, ça je laisse. Mais, s’il pleut ? S’il fait froid ? Ou trop chaud ?

En même temps, mon mari prend sa petite valise (encore plus petite que la mienne), il y met tranquillement deux jeans et 4 t-shirts, deux ou trois trucs en plus et ça y est, fini. Et il lui reste encore de l’espace dedans !!! Mais comment il fait !!! Je n’arriverai jamais à comprendre. J’essaie de me justifier en disant que les vêtements de fille prennent plus de place, mais ça ne marche pas.

Sa valise est prête et la mienne est toujours vide.

Après quelques minutes, beaucoup d’ailleurs, tout est dedans, mais la valise ne ferme pas. Vous avez tous en tête l’image de quelqu’un en train de se mettre littéralement à genoux sur une valise pour obliger la fermeture éclair à faire son travail… Et bien ça m’arrive à tous les coups. Mais… Si elle ferme, elle va peser combien avec tout ça ? Alors je prends ma balance et je pèse le symbole de mon calvaire. Le résultat est douloureux : elle est trop lourde. Catastrophe. Et ça recommence. J’ouvre, je sors des vêtements, j’en remets d’autres, je les ressors, je transpire, j’ai envie de pleurer, j’écrase tout, je renonce à mon séchoir, à ces chaussures, à ces jeans… Mais j’ai finalement réussi. Ouf.

Allez, bon voyage (malgré la valise) !

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor