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Les comparaisons sont odieuses

Les comparaisons sont odieuses

Depuis que je suis maman je me rends compte à quel point les comparaisons peuvent blesser. Je parle des enfants et de la manie des grands de toujours vouloir comparer les uns aux autres.

Ça commence très (trop) tôt. Dès que le bébé a quelques semaines, il est déjà analysé par certains parents pour savoir si lui aussi gesticule comme le bébé du voisin, s’il progresse pareil, s’il prend lui aussi du poids à la même vitesse… La pression monte et les comparaisons défilent dans certains esprits. Au secours ! Quel danger, pour les petits et pour les adultes.

C’est la course. Notre bambin doit être exactement comme « les autres » (c’est quoi comme référence d’ailleurs…), ou bien, encore mieux, les devancer. Qui n’a pas entendu des commentaires du genre « le fils à Françoise a 12 mois et il ne marche pas encore. Le mien a fait ses premiers pas à 8 mois ». Tu parles… Enfin, bref. C’est un sujet qui m’agace assez. Et puis ça continue : première purée, premières dents, premiers mots, premier pipi dans le pot… Les gens, et pas forcément de votre entourage, ces monsieur-madame-je-sais-tout se chargent de déterminer si votre enfant est dans les normes ou pas. Si votre petit est encore accro à la sucette à un an et demi, attention les remarques…

Quand ils sont petits, ce n’est pas trop grave. Il suffit d’ignorer ces paroles ou de répondre deux ou trois mots pour leur faire comprendre que vous n’en avez rien à faire de l’avis des autres. Mais quand les enfants grandissent, qu’ils commencent l’école, ils sont exposés à ces comparaisons de la part de quelques-uns et ils peuvent se sentir blessés. « Paul a 3 ans et il sait déjà compter jusqu’à 100 ». Oui, bien sûr. Pauvre Paul, quelle pression de la part de ses parents (combien de fois par jour est-il obligé de compter jusqu’à 100 ?) et pauvres camarades de classe. Ils vont l’entendre souvent l’exploit de Paul.

Ma fille a 5 ans maintenant et depuis la première année de maternelle j’en entends beaucoup des commentaires comme ceux-là. Je suis totalement contre cette façon d’agir. Évidemment, je motive ma fille, mais sans ne jamais la comparer à un autre enfant. Ça sert à quoi, d’ailleurs ? S’agit-il vraiment d’un bon argument ? « Marie sait déjà lire et toi non ». Ouille, ça doit faire mal d’entendre ça à cet âge.

Chaque enfant est unique et c’est justement ça qui est merveilleux.

À bientôt,

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor