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Bécassine

Bécassine

Je viens de passer mes vacances de Pâques en France, chez ma maman. Sa maison cache des tas de trésors et j’adore fouiller dans le grenier à la recherche de quelques trouvailles magiques. Je ne suis jamais déçue et je trouve toujours de vieux objets qui me transportent des dizaines ou même des centaines d’années en arrière. Cette fois-ci, je suis tombée sur de vieux albums de Bécassine : L’enfance de Bécassine, Bécassine pendant la guerre ou Bécassine chez les Alliés, datant de la période de la Première Guerre Mondiale.

Je me suis mise dans la peau d’une lectrice de l’époque qui découvrait avec ravissement l’univers de cette jeune héroïne : Bécassine, la petite bonne à coiffe, inventée par Émile-Joseph-Porphyre Pinchon en 1905 et apparue pour la première fois dans le premier numéro de « La Semaine de Suzette », un magazine pour fillettes. C’est l’histoire d’une jeune bonne qui débarque de sa province natale, la Bretagne, pour entrer au service de la très parisienne marquise de Grand-Air. La jeune femme, assez naïve, n’en finit pas d’accumuler les bévues, en cuisine, en recevant les invités, en sortant pour une course ou bien en apprenant les usages d’un monde décidément bien compliqué.

Entre 1913 et 1950, 27 aventures complètes de Bécassine sont publiées. De quoi connaître cette fameuse Bécassine, la jeune fille aux sabots et au parapluie rouge ! Ces ouvrages nous permettent de plonger dans une autre époque, d’en savoir un peu plus sur l’histoire et les mœurs du début du siècle dernier en France.

En 1979, Chantal Goya lui consacre une chanson, « Bécassine, c’est ma cousine », qui se vendit à plus de 3 millions d’exemplaires, ce qui la rendit encore plus populaire parmi les nouvelles générations.

Bécassine, c’est ma cousine

 Elle est née un beau matin dans un berceau de bois

Son père et sa mère étonnés n’en revenaient pas
De voir cette enfant bien rose et dodue à la fois
Avec un nez qu’on ne voyait pas
Aussitôt tout le village se préparait déjà
Pour venir fêter ce beau baptême oui mais voilà
Il fallait trouver un surnom elle n’en avait pas
Mais son papa qui se trouvait là
A dit puisqu’elle ira en classe
Ici à Clocher-les-bécasses
Moi j’ai trouvé comment il faudra l’appeler

Bécassine c’est ma cousine
Bécassine on est voisine
Quand je m’en vais voir ma grand-mère qui habite au bord de la mer
Je retrouve ma Bécassine
Qui m’emmène au bout de la terre
Bécassine c’est ma cousine
Bécassine et la cousine Marie qui louche m’amuse beaucoup

Ensemble ont fait les quatre cents coups
Bécassine tu nous rends fous
Un soir Bécassine est partie pour le pensionnat
Aider les enfants pour les vacances à Étretat
Je m’ennuyais d’elle on s’écrivait oui mais voilà
C’n'était plus du tout comme autrefois
Quand je partais avec elle à la ville
Dans son automobile
Dans son avion faire des loopings
Au-dessus des Iles

Bécassine c’est ma cousine
Bécassine on est voisine
Quand je m’en vais voir ma grand-mère qui habite au bord de la mer
Je retrouve ma Bécassine
Qui m’emmène au bout de la terre
Bécassine c’est ma cousine
Bécassine et la cousine Marie qui louche m’amuse beaucoup
Ensemble ont fait les quatre cents coups
Bécassine tu nous rends fous

 

À bientôt !

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor