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La solitude du traducteur

La solitude du traducteur

Je travaille chez moi. Je n’ai pas de chef ni de collègues de bureau.

Bon ou mauvais ? Ça dépend des jours.

Quelquefois, je suis mieux toute seule. Je travaille comme je le sens, je choisis mes horaires, mes jours de repos (rares) et mes moments de pause. Je ne suis pas obligée de m’habiller « correctement » pour aller travailler ni de parler quand je n’en ai pas envie.

Mais, certains jours, je m’ennuie. Je me suis habituée à travailler en silence. Quand je dis silence, c’est SILENCE. N’importe quel petit bruit, aussi minuscule soit-il, me dérange. Alors, imaginez le chahut d’un bureau, les gens qui hurlent au téléphone, les portables qui sonnent toutes les dix secondes, le bruit des claviers, des chaises, de la cafetière, des conversations… Non, ce n’est pas pour moi. Du moins quand je travaille. Mais ce silence peut ennuyer. Retentir dans le cerveau et devenir angoissant. J’ai envie de parler à quelqu’un, ne serait-ce que du temps qu’il fait, des dernières infos, d’un programmé passé la veille à la télé… Mais je n’ai que mes chats et eux, ils dorment. Oui, toute la journée. Alors, dans ces moments-là, je rêve de compagnie. De bruit. De brouhaha.

Un autre problème, c’est quand j’ai des doutes. Évidemment, ça arrive souvent ça aussi, mais quand on travaille seul, à qui demander, vers qui se tourner ? Et quand j’en ai marre, envie de tout claquer, parce qu’il y a des jours où j’en ai ras-le-bol, où le niveau de stress atteint des limites extrêmes qui demandent un café en compagnie pour retrouver la sérénité et le calme afin de recommencer le rythme effréné auquel nous sommes habitués, nous les traducteurs.

Alors, un bilan ?

Malgré les inconvénients, je préfère tout de même travailler seule. Je décide seule sur mon travail, je contrôle tout moi-même. À mon avis, c’est un avantage, mais qui représente une grande responsabilité et un énorme poids sur mes épaules. C’est quelques fois difficile à gérer, mais ça en vaut la peine !

À bientôt,

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor