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Paris

Paris

C’est difficile de trouver les mots pour en parler. Paris, la ville où ma mère est née, la ville que j’ai si souvent visitée, où j’ai habité pendant 6 mois, où vivent mes cousines… Paris. Les victimes ciblées sont comme moi, comme nous, je connais leur langue, on partage un même mode de vie, je les sens terriblement proches. Des vies arrachées injustement, des familles qui ne savent plus comment faire face à une douleur aussi violente, aussi crue. Des tas de questions, pourquoi, pourquoi, pourquoi.

Des étudiants, des professionnels, des parents… Beaucoup de jeunes parents qui laissent des enfants qui n’auront jamais de réponses, qui ne comprendront jamais. Des parents qui ont perdu leurs enfants, des couples séparés à jamais. Des amis qui ne reviendront jamais.

Ça s’est passé en pleine rue, un vendredi soir, il faisait bon. Les terrasses des cafés étaient pleines. C’était le moment de se retrouver entre amis, de prendre un verre et de profiter de la soirée. Ça s’est passé dans une salle de concert bondée de jeunes qui ont connu l’horreur. Les survivants décrivent des scènes inimaginables. J’ai même encore du mal à croire que c’est vraiment arrivé tellement c’est terrible. Je ne peux pas éviter de penser à la panique, à l’effroi et au désarroi qu’ont souffert ces personnes. Une agonie. Le pire des cauchemars. J’ai du mal à m’exprimer, à trouver les mots, parce qu’il n’y en pas pour décrire cette atrocité.

Je sais que des tragédies comme celles de Paris sont subies quotidiennement en Syrie, en Afghanistan et dans un grand nombre de pays qui n’en finissent pas de souffrir la folie de quelques-uns. Cette souffrance est partagée dans plusieurs pays du monde qui sont soumis à cette frayeur tous les jours et qui doivent fuir et tout laisser derrière eux. Je crois qu’aujourd’hui, plus que jamais, nous nous sentons dans leur peau.

Aujourd’hui, plus que jamais nous partageons la même douleur.

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor