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Maison de vacances

Maison de vacances

Ma maison de vacances. Des murs épais qui renferment des centaines d’histoires, de vies, d’instants vécus. Une maison avec une âme, une maison vivante, que l’on peut même entendre respirer. C’est la maison de ma mère, construite en 1640 et qui a vu défiler plus d’une génération de ma famille.

Nous avons la chance de profiter de cet espace unique, caché dans un village du sud-ouest de la France, qui parle et qui nous raconte l’histoire. Elle abrite des objets en tout genre : des appareils photo du 19e siècle, des skis de montagne en bois de ma grande tante, la couverture d’un journal annonçant la Première Guerre Mondiale, des portraits de mes arrière-arrière-grands-parents, des livres anciens jaunis par le temps et une longue liste de trésors qui font notre bonheur.

Le grenier cache plein de secrets qui nous ont tous fait rêver quand nous étions petits. Quelle aventure de monter tout en haut, sous les combles, pour chercher et découvrir des objets insensés ou surprenants. Je me rappelle avoir joué avec un landau du début du siècle dernier, d’y avoir promené d’anciennes poupées en porcelaine qui terrorisaient ma sœur, de m’être déguisée avec de vrais vêtements de mes ancêtres… Chapeaux, gants, ombrelles…

Ma famille a si bien conservé tous ces objets que nous avons pu en profiter, les admirer et deviner comment était la vie d’autrefois. Pour moi, le fait d’avoir accès à ces trésors est une chance inouïe, une façon de me rapprocher de ma famille, de les connaître, de reconstituer mon arbre généalogique. En fin de compte, ce sont mes racines, je proviens d’eux et leur histoire est aussi la mienne.

C’est la maison de vacances par excellence, dans laquelle il fait plaisir de se retrouver et de partager de bons moments. Toute mon enfance passe par cette maison, des tas de souvenirs s’empilent dans ma tête. Le plancher qui craque, le bruit de la grande porte d’entrée qui s’ouvre et qui annonce une visite, les odeurs qui s’échappent de la cuisine… Si je ferme les yeux, je m’y retrouve mentalement et je me sens comme dans un cocon.

J’aime cette maison. J’aime son bois, son odeur, son amplitude, les grandes fenêtres sur son magnifique jardin. Il y fait chaud, cette chaleur qui vous accueille et vous enveloppe dès que vous y mettez les pieds. C’est chez nous. Ça le restera toujours.

Aux prochaines vacances !

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor