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Le pire c’est…

Le pire c’est…

Tout le monde ne comprend pas le travail d’un freelance. « Oui, elle a de la chance Barbara, elle travaille chez elle, c’est bizarre quand même, non ? Mais, elle travaille vraiment ? Ça, c’est la belle vie ». Bien sûr. Ma vie est un long fleuve tranquille qui n’est jamais interrompu. C’est difficile de faire comprendre aux autres que mon bureau se trouve chez moi, mais que sa fonction est absolument la même qu’un bureau à l’extérieur. Mais ça ne marche pas.

J’aime travailler dans le calme, en silence et SEULE.

Quelle est la pire des choses qui puisse m’arriver ?

- Le téléphone qui sonne. Ça peut être n’importe qui. Heureusement, grâce à l’identification des appels, nous savons qui se trouve de l’autre côté de la ligne, mais ce n’est pas toujours le cas. Je réponds, ou je ne réponds pas ? Et si c’est un client ? Et si c’est urgent ? Pas de chance, c’est votre amie de la horde de bavardes qui veut vous raconter son week-end, son flirt, ses vacances… Bref, un cauchemar, surtout lorsqu’un délai de livraison inhumain plane sur votre tête. Difficile de raccrocher sans heurter la sensibilité de votre copine. Vous avez beau lui expliquer que vous n’avez pas le temps, que vous êtes en pleine traduction, bla, bla, bla… Rien à faire.

- Les visites. « Salut Barbara, on passait dans le coin et on a décidé juste de monter te faire un petit coucou. Tu n’aurais pas un petit café pour moi ? ». Du coup, je n’ouvre jamais la porte. On ne sait jamais. Le problème, c’est quand j’attends un paquet et ça m’est déjà arrivé de louper une livraison à cause de cette frayeur des visites inattendues qui squattent mon canapé alors que mes jambes tremblent de stress.

- Le pire vient aussi quelquefois de « dedans ». J’organise mon planning de travail à la milliseconde près et voilà qu’une agence m’envoie « un tout petit texte que tu peux me faire en 10 minutes ». Je n’en ai jamais pour 10 minutes. Dix lignes peuvent contenir les mots les plus intraduisibles du monde. Et mes prévisions sont toujours chamboulées par de « petits textes » qui se succèdent et réussissent à démonter mon planning.

Mais tout va bien. Quand on est freelance il faut essayer de garder le calme et la bonne humeur pour ne pas craquer !

À la semaine prochaine,

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor