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Les slogans

Les slogans

Des fois on les adore, d’autres on les déteste… Des fois on les oublie, d’autres on ne réussit pas à les faire sortir de nos têtes… Oui ! Il s’agit des slogans…

Quand j’étais plus jeune et que j’habitais encore chez mes parents, ma sœur et moi on s’amusait à chanter les slogans des pubs qu’on voyait sur les chaînes françaises. Je crois que ce qui différencie vraiment la pub en France c’est à quel point les mélodies des slogans accrochent et restent dans notre subconscient pendant des années !

Je me souviens de « Des pâtes, des pâtes, oui mais des panzani ! », « Quand y en a marre, y’a Malabar », « C’est bien, c’est beau, c’est bosh », « Heureusement, il y a Findus, Fin-dus ! » … Impossible de les oublier.

Voici l’histoire de quelques slogans qui ont vraiment marqué l’histoire de la publicité en France.

« Parce que je le vaux bien » (L’Oréal, 1973)

En 1973, la pilule est autorisée depuis six ans et les féministes défilent en brûlant leur soutien-gorge. L’Oréal prend acte de cette révolution et lance son slogan devenu mythique. C’est une rédactrice de 23 ans de l’agence McCann Erickson, Ilon Specht, qui ­invente ces six mots scandés dans toutes les langues par Eva Longoria, Linda Evangelista et Penelope Cruz. Né il y a trente-six ans, «Parce que je le vaux bien» est le slogan actuel le plus âgé.

«  Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre » (Air France, 1999)

Cette signature poétique de l’agence BETC positionnait Air France, alors concurrencé par les compagnies low-cost, dans le haut de gamme. Il faisait aussi discrètement ­référence à l’écologie. Un spot télé épuré fut tourné par Michel Gondry, qui réalisera ensuite les films «Eternal Sunshine of the Spotless Mind» et «La Science des rêves». Sa fusion avec KLM n’empêchera pas Air France de rester fidèle à ce slogan.

« Il est fou Afflelou » (1985)

« Si on ne communique pas, on disparaît ». Avec cette phrase, Alain Afflelou résume l’importance que son entreprise accorde depuis toujours à la publicité. Qui n’a pas été marqué, en effet, par le célèbre slogan “On est fou d’Afflelou” ? Évidemment, au fil du temps, le discours a changé. Au départ axées sur le prix, ses toutes premières campagnes promouvaient « La moitié de votre monture à l’œil » en 1978, puis « Toutes les montures à prix coûtant ». En 1985, le discours s’éloigne du côté discount pour se recentrer sur celui de « l’opticien de proximité » parce qu’ « entre Afflelou et moi, ce n’est pas que pour l’argent ». Alain Afflelou devient, à cette époque, le personnage principal de ses campagnes. Une première en France pour un chef d’entreprise.

«  Un coup de barre ? Mars, et ça repart  » (1967)

Wolinski, le dessinateur de «Charlie Hebdo» et de «Hara Kiri», n’a pas seulement donné dans la caricature contestataire. En 1967, il a illustré le célèbre slogan de Mars, «Un coup de barre ? Mars, et ça repart», qui dopa les ventes de la friandise avant d’être remplacé huit ans plus tard par l’abscons «Travail, repos et loisir, Mars aide à vous soutenir». En 1992, la firme reprendra ses esprits et son slogan en le raccourcissant. Son «Mars et ça repart» sera réutilisé pendant une décennie.

« Buvez, éliminez » (Vittel, 1979)

Avant de devenir chanteur, Richard Gotainer fut créateur de pubs musicales. En 1979, son « Buvez, éliminez » pour Vittel était précédé du petit air : « J’sais pas c’qu’y a, j’suis raplapla, j’en ai ras l’bol, j’me sens toute molle. Il faut é-li-mi-ner ». Gotainer créa aussi des chansons pour Banga («Dans Banga, y’a des fruits […] Dans Banga y’a de l’eau mais pas trop…»), Belle des champs, les couscous Saupiquet…

« Il n’y a que Maille qui m’aille » (1982)

C’est au sein du groupe dirigé par Antoine Riboud que Maille va trouver les moyens de sa communication. Nous sommes en 1982 quand, un an avant le départ d’André Ricard, la marque s’invite à la table des Français via le petit écran. Mission confiée à l’agence de communication BCRC (Benchetrit, Callegari, Rebois, Communication) : illustrer l’excellence Maille. L’agence invente alors, sous la forme d’une bande dessinée, un format court qui permet, en huit secondes, de présenter la marque de manière dynamique et moderne. La devise “Il n’y a que Maille qui m’aille” est proclamée, sur un ton autoritaire, par des animaux, ceux-là même que les consommateurs vont déguster avec la moutarde… Maille. Le ton choisi marie l’humour et le côté aristocratique de la marque. On le retrouve dans la campagne toujours signée BCRC en 1989 quand le poète André Chenier, sur le point d’être guillotiné, affirme : “Périr pour ses idées, il n’y a rien de plus beau. Et puisque l’on me demande mes dernières volontés, je l’affirme bien haut : il n’y a que Maille qui m’aille”.

Terminons en chanson…

Avec Carrefour, je positive

Froid ? Moi, jamais, avec Damart

On se lève tous pour Danette

On remet ça ? On remet ça ? (Danette)

Si c’est Daucy, j’y vais aussi !

Carglas répare, Carglas remplace

Fraîcheur de vivre, Hollywood chewing-gum

Si juvabien, c’est Juvamine (à répéter 3 fois)

Du Leerdammer ou je fais un malheur!

Pousse-mousse, on pousse et ça mousse, c’est bien plus malin pour se laver les mains

La Moutarde de Dijon, la bonne diguedi, la bonne diguedon, La Moutarde de Dijon, la bonne diguedi, la bonne diguedon, dondaine…

À la semaine prochaine !

Barbara Figueroa Savidan

 

 

 

Written by editor