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Le fait d’être travailleur indépendant implique une certaine obsession avec le temps. L’appréhension, la peur du temps qui passe. Les journées qui se terminent trop vite, les minutes qui se succèdent à un rythme frénétique… Le temps devient sans le vouloir notre ennemi.

Je me rends compte que dès que je me réveille, ça commence. Vite, il faut que je me dépêche, sinon après je n’aurais pas le temps de finir ma traduction. Pendant que ma fille prend son petit déjeuner, j’en profite pour faire les lits, faire la vaisselle du dîner de la veille, préparer une machine pour mettre le linge à sécher à mon retour de l’école… STOP. Depuis quelque temps je m’oblige à souffler, à arrêter de vouloir tout faire au plus vite pour avoir davantage de temps pour mon travail. Sinon, ça risque de devenir une vraie maladie, parce que plus on réussit à faire de choses en peu de temps, plus on va vouloir en rajouter à la liste et ça devient invivable.

Mais d’un autre côté, c’est compréhensible. Nous n’avons pas d’horaire. Il faut quelques-fois réussir à caser beaucoup d’heures de travail dans une journée. Une journée qui ne nous est pas réservée que pour travailler… Il y a aussi le rôle de parents, de femme/homme au foyer, de monsieur/madame qui fait les courses, qui lave le linge, qui va à la banque, chez le cordonnier, etc. etc. etc.

D’ailleurs, on s’oblige à être hyper productifs, efficaces et rapides pour pouvoir tout faire, pour pouvoir être présent partout, pour ne décevoir personne. De là que le sommeil est une partie essentielle. Dans mon cas, je priorise (quand je le peux) le sommeil et le repos, par peur de traîner le lendemain. Non mais… ça n’en finit jamais !!!

Il est certain que pour résoudre cette « phobie » du temps, il faut s’organiser et surtout PRIORISER. Il a plein de choses qui peuvent attendre. Personne ne va en mourir. C’est la seule solution pour contrôler notre niveau de stress et d’auto-exigence. Trop c’est trop.

Allez, courage chers amis traducteurs ! Et comme on dit en espagnol : « Sin prisa, pero sin pausa ».

À la semaine prochaine,

Barbara Figueroa Savidan

 

 

 

Written by editor