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Tremblez… C’est Halloween !

Tremblez… C’est Halloween !

Vendredi, c’est Halloween. Vous êtes sûrement au courant, parce que les petites citrouilles, fantômes, squelettes, têtes de morts et chauves-souris envahissent les vitrines. C’est difficile d’y échapper !

Halloween est une fête associée à la peur, un sentiment qui peut être exprimé de mille façons…

Allons-y.

J’étais horrifié, j’arrivais à peine à respirer, mes cheveux se hérissaient, je n’arrivais pas à me tenir sur mes pieds, aucun son ne sortait de ma bouche, j’étais paniqué, ma gorge se noua, je tremblais comme une feuille, mes dents claquaient, je suis devenu livide, je n’arrivais plus à placer un seul mot, je hurlais de terreur, j’avais des jambes comme du coton, mon corps se raidissait, je perdis l’usage de la parole, j’étais glacé de peur, mes mains sont devenues moites, je tombais en syncope…

Et voici quelques explications :

-       Glacer le sang dans les veines

Présente dès 1675 dans Racine, « glacer le sang dans les veines » signifie « terrifier ». Le verbe “glacer” est ici utilisé pour symboliser le figement du sang dans les veines, autrement dit l’arrêt de toute activité, qui serait provoqué par l’effroi. Dire que quelque chose nous “glace le sang dans les veines” revient à dire que cela nous terrifie.

-       Avoir une peur bleue

L’expression ”avoir une peur bleue” signifie qu’une personne, face à une situation qui la surprend et lui fait peur, peut connaitre la frayeur de sa vie. On dit alors qu’elle a une peur bleue. Cette locution est très imagée car la peur rendrait la peau bleue.

Il se peut en effet que sur une grosse frayeur, un personne ayant subi un choc puisse avoir une cyanose ou une insuffisance d’oxygène dans le sang dont l’effet va colorer les extrémité en bleu clair surtout les lèvres et le dessous des ongles.

-       Mon cœur battait la chamade

Cela signifie avoir le cœur qui palpite fort. L’origine de cette expression vient du mot italien ciamada qui signifie « clameur, appel ». Ce mot désignait alors un processus militaire qui consistait en un roulement de tambour (ou un appel de trompette, ou une agitation de drapeau blanc) pour signifier le souhait de se rendre ou de faire une trêve pour recueillir les corps des soldats ayant péri.

-       Prendre ses jambes à son cou

Courir très vite, s’enfuir. Il faut de remonter à la fin du XVIIe siècle pour trouver l’explication de l’origine, à défaut de comprendre le lien avec le sens actuel. À cette époque, en effet, Furetière écrivait que prendre ses jambes à son cou se disait, au début de son siècle, “prendre ses jambes sur son col” et signifiait “se résoudre à partir pour quelque message ou quelque voyage”.

Il s’agissait donc simplement des préparatifs à un déplacement qui outre quelques menus objets nécessaires au voyage, nécessitait, bien sûr, d’emporter aussi ses jambes.
Et comme le sac des bagages était souvent porté en bandoulière ou à l’aide d’une sangle passant derrière le cou, il fallait aussi “prendre ses jambes sur son col”.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le sens de l’expression a évolué pour marquer la promptitude, la vitesse.

-       Avoir la chair de poule

Lorsque nous avons peur, nous pouvons aussi avoir la chair de poule. La peau ressemble alors à celle d’un poulet déplumé ! Nos ancêtres couverts de fourrure avaient aussi ce reflexe : leurs poils se dressaient. Ils paraissaient plus gros, pour faire peur aux agresseurs. Mais cette habitude ne nous sert plus à rien…

Et voici quelques citations qui font peur…

- Le sommeil n’est pas un lieu sûr (Jean Cocteau).

- Il y a le peureux qui regarde sous son lit, et le peureux qui n’ose même pas regarder sous son lit (Jules Renard).

- Elles sont bien noires, les pensées des nuits blanches (Edmond et Jules de Goncourt).

- Est-ce que je crois aux fantômes ? Non, mais j’en ai peur (Marie du Deffand).

- Je ne crois évidemment pas aux fantômes. Si vous en aviez rencontrés autant que moi, vous n’y croiriez pas non plus (Don Marquis).

- Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger (Jean-Paul Richter).

- On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s’envolent (Georges Perros).

 

Et maintenant, à vous citrouilles !!!

Bonne fête de Halloween !

 

Written by editor