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Mais d’où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

Mais d’où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

 

 

Mais d’où viennent ces expressions ?

Le français est une langue richissime qui possède de magnifiques expressions qui peuplent notre langage quotidien et l’embellissent. Aujourd’hui, nous allons découvrir l’origine de certaines expressions basées sur des animaux…

- Pourquoi se range-t-on « à la queue leu leu » ?

Leu n’est autre que le « loup » de l’ancien français et « queue leu leu » est l’altération de queue le leu le leu (« queue du loup le loup »), la « file indienne » n’ayant pas encore été inventée, faute d’Amérique, pas encore découverte. Les loups, lorsqu’ils couraient en bande, se suivaient en file, la tête de l’un derrière la queue de l’autre : ils avançaient à queue le leu le leu

- Pourquoi parle-t-on de « mémoire d’éléphant » ?

Les éléphants sont connus pour avoir une mémoire prodigieuse : ils reconnaissent le barrissement de plus de cent de leurs congénères, auxquels ils répondent. Des études ont également prouvé que deux ans après le décès d’un membre de sa famille, la femelle reconnaît son barrissement sur un enregistrement sonore.

- Pourquoi l’expression « revenons à nos moutons »  ?

Une farce du Moyen Âge raconte les mésaventures d’un drapier, volé de vingt-six moutons par son berger et de six aunes de drap par un marchand. Il porte plainte contre le berger et se retrouve devant le juge ; préoccupé par ces deux vols au point de les confondre sans cesse, il s’entend répliquer par le juge à chaque envolée sur les aunes de drap : « Et si nous revenions à nos moutons ? ». Dès lors, lorsque quelqu’un s’écarte du sujet de conversation en cours, on le rappelle gentiment à l’ordre par un « revenons à nos moutons ».

- Ou encore « c’est chouette » ?

Il ne s’agit pas de la chouette, attribut de la déesse Athéna, mais du français ancien choeter, faire le coquet. Une chose ou une fille chouette c’est donc une chose ou une fille belle, coquette, admirable.

- Pourquoi l’expression « mettre la puce à l’oreille » ?

Ce parasite est connu pour provoquer bien de l’énervement et des démangeaisons et il nous tarde de nous en débarrasser pour retrouver la quiétude. « Mettre la puce à l’oreille » de quelqu’un c’est donc éveiller son attention sur un point précis au point de provoquer l’agacement et l’accaparement de son esprit tant qu’il n’aura pas le fin mot de l’histoire.

- Pourquoi parle-t-on d’ « oiseau  de mauvais augure » ?

Avant toute décision importante, les prêtres (augure) prenaient les auspices (de avis specio, « j’observe les oiseaux ») ; pour ce faire, ils délimitaient dans le ciel un rectangle (le templum). Si les oiseaux entraient par la droite, c’était bon signe ; si en revanche le vol venait du côté gauche (sinister), c’était un mauvais présage ; l’oiseau était donc dit « de mauvais augure ». Le sens actuel du mot « sinistre » témoigne de cette malheureuse connotation.

- Pourquoi traite-t-on les mauvais élèves de « cancres » ?

Le « cancre » ou « crabe », animal des mers, se déplace en biais ou à reculons au lieu d’avancer tout droit. D’où le mot « cancre » pour désigner le mauvais élève qui, au lieu d’avancer dans ses études, part en biais ou recule, finissant par se retrouver en bon dernier.

 

À la semaine prochaine pour de nouvelles découvertes !

 

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor