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Les dix plus belles chansons françaises d’amour (2e partie)

Les dix plus belles chansons françaises d’amour (2e partie)

Les dix plus belles chansons françaises d’amour (2e partie)

6. DIS, QUAND REVIENDRAS-TU ? (BARBARA)

Cette chanson, composée en 1963 pour le grand amour d’alors de Barbara, le diplomate Hubert Ballay, a pour narratrice une femme séparée de son amoureux, à qui elle s’adresse dans l’attente de son retour… 

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti
Tu m’as dit: “Cette fois, c’est le dernier voyage”
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage
“Au printemps, tu verras, je serai de retour
Le printemps, c’est joli pour se parler d’amour
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris
Et déambulerons dans les rues de Paris!”

Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère…
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus!

7. CAROLINE (MC Solaar)

MC Solaar est l’un des premiers à avoir réussi à populariser le rap en France en le faisant découvrir au grand public, notamment grâce à ses textes élaborés et nettement moins violents que certains de ses confrères et avec de belles histoires d’amour…

J’étais cool, assis sur un banc, c’était au printemps
Ils cueillent une marguerite, ce sont deux amants
Overdose de douceur, ils jouent comme des enfants
Je t’aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément
Mais à la suite d’une douloureuse déception sentimentale
D’humeur chaleureuse je devenais brutal
La haine d’un être n’est pas dans nos prérogatives
Tchernobyl, tcherno-débile ! jalousie radioactive
Caroline était une amie, une superbe fille
Je repense à elle, à nous, à nos cornets vanille
A sa boulimie de fraises, de framboises, de myrtilles
A ses délires futiles, à son style pacotille

Je suis l’as de trèfle qui pique ton cœur
L’as de trèfle qui pique ton cœur
L’as de trèfle qui pique ton cœur
L’as de trèfle qui pique ton cœur, Caroline

8. LA NON DEMANDE EN MARIAGE (GEORGES BRASSENS)

Au début des années 1950, Brassens rencontre une jeune femme née en Estonie, Joha Heiman : un amour au départ quasi-clandestin (Joha est mariée et son mariage se disloque), mais qui va durer jusqu’à la mort de Georges, pendant plus de 30 ans, d’une façon assez particulière.
Louis-Jean Calvet, dans sa biographie de Brassens, nous raconte qu’ « ils vivront une vie commune séparée, chacun chez soi mais toujours ensemble. Chacun en effet à son appartement. Georges téléphone tous les jours à Joha qui passe le voir fréquemment. Elle le suivra en tournée, toujours là, toujours dans les coulisses, veillant à tout. Mais en même temps, chacun gardera ainsi sa distance, sa liberté… ».

Ma mi’, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche,
Tant d’amoureux l’ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège…

J’ai l’honneur de
Ne pas te demander
ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
Laissons le champ libre à l’oiseau,
Nous serons tous les deux prisonniers
sur parole,
Au diable les maîtresses queux
Qui attachent les cœurs aux queu’s
Des casseroles !

 9. J’TE L’DIS QUAND MÊME (PATRICK BRUEL)

Le succès durant les années 90 est sans précédent pour le chanteur. On compare la folie qui entoure le triomphe de son disque, porté par des tubes devenus des classiques « Casser la voix », « J’te l’dis quand même », « Alors regarde », « Place des grands hommes », « Décalé », à celles déjà suscitées autour des Beatles ou Claude François…

On aurait pu se dire tout ça
Ailleurs qu’au café d’en bas,
Que t’allais peut-être partir
Et peut-être même pas revenir,
Mais en tout cas, c’ qui est sûr,
C’est qu’on pouvait en rire.

Alors on va s’ quitter comme ça,
Comme des cons d’avant l’ café d’en bas.
Comme dans une série B,
On est tous les deux mauvais.
On s’est moqué tellement d’ fois
Des gens qui faisaient ça.

Mais je trouve pas de refrain à notre histoire.
Tous les mots qui m’ viennent sont dérisoires.
J’ sais bien qu’ j’ l’ai trop dit,
Mais j’ te l’ dis quand même… je t’aime.

10. AVEC LE TEMPS (LÉO FERRÉ)

« Avec le temps » est une chanson emblématique de Léo Ferré, publiée en 1971. Il s’agit de sa chanson la plus célèbre et d’une des chansons françaises les plus reprises au monde.

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage et l’on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps tout s’évanouit

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
Même les plus chouettes souvenirs, ça, t’as une de ces gueules
A la galerie j’farfouille dans les rayons d’la mort
Le samedi soir quand la tendresse s’en va toute seule

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

 

Barbara Figueroa Savidan

Written by editor