twitterfacebookgooglexinglinkedin

Traducteur freelance en vacances ?

Traducteur freelance en vacances ?

Le mot vacances est souvent incompatible avec freelance… Ce sont plutôt des antonymes.

Alors que quasiment tout le pays se repose pendant les vacances de Pâques, les travailleurs à leur compte restent opérationnels à 100%. Je suis traductrice et cette année, les œufs au chocolat lancés par les cloches dans mon jardin risquent de périmer… Je n’ai pas vraiment le choix. Le travail sonne sans cesse à ma porte, plutôt dans mon PC, et il est impossible de dire « non ». D’ailleurs, ce mot est très difficile à prononcer lorsqu’on est freelance. Cela implique de renoncer à un certain montant… Et dans le contexte que nous connaissons tous, c’est assez risqué. Alors, en contrepartie, nous devons laisser de côté ces instants de plaisir et de repos que la majorité des mortels dégustent le week-end et pendant les vacances… C’est automatique : le vendredi après-midi ou la veille des vacances, nouveau projet de traduction pour lundi matin ou pour le lendemain des jours fériés.

La famille et les amis ont souvent du mal à comprendre ce manque de congé. Heureusement que mon conjoint a finalement réussi à « supporter » cette situation. C’est devenu quelque chose de tout à fait normal chez nous. Les jours fériés, je monte travailler dans mon bureau. Comme tous les jours.

Je ne connais pas ce bonheur que ressent la population le vendredi, le préambule de la liberté, de deux jours de liberté, avec un tas d’heures devant soi pour s’éloigner du travail et de la routine. Mais il est vrai que je ne ressens pas non plus cette légère angoisse que certains éprouvent le dimanche soir à l’idée de recommencer la semaine. Surtout parce que mes semaines ne s’arrêtent jamais, elles s’enchaînent.

Mais mon meilleur jour de l’année, le moment si attendu, se présente finalement pour moi le 31 juillet. Repos. Détente. Évasion. Calme. Pas d´horaires, pas de portable, pas d’ordinateur, pas de délais, pas de pression. Un mois rien qu’à moi et ma petite famille. Je me rattrape et j’en profite. Lentement, à mon rythme, pour une fois.

Bon, je vous laisse. Je dois continuer à travailler. Au boulot !

Barbara Figueroa

Written by editor